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Formation aide-soignante : les aides financières et les bourses

Ce que vous allez apprendre aujourd'hui

  • Quelles aides financières pour une formation aide-soignante
  • A qui s'adresser pour chaque aide

Vous envisagez de suivre une formation d’aide-soignante ? Sachez que vous avez droit à des coups de pouce financiers pour vous aider à la payer et pour vivre tout simplement. Il y en a plusieurs qui dépendent de critères bien précis et certaines aides changent chaque année.

Pour vous y retrouver et pour que vous y voyez pus clair, nous vous expliquons toutes les aides financières qu’il existe. Vous aurez très certainement droit à l’une d’entre elles selon votre situation.

Une formation auprès d’un IFAS

Si vous avez décidé de faire votre formation auprès d’un IFAS qui dépend de l’éducation nationale, vous pouvez bénéficier d’une bourse scolaire selon le revenu de vos parents.

Si vous avez décidé de faire votre formation auprès d’un IFAS qui obtient une subvention du conseil général pour fonctionner cela se complique. Certains conseils sont beaucoup plus généreux que d’autres et peuvent couvrir la totalité de votre formation.

La région fixe seule les taux mais également les barèmes d’obtention des bourses. Il est important de vous renseigner car tous les futurs aides-soignants n’ont pas systématiquement une bourse de la part du conseil régional.

Aides pour les personnes inscrites à Pôle Emploi

Les personnes inscrites à Pôle Emploi peuvent bénéficier d’aides financières à condition de faire les démarches avant l’entrée ne formation.

Vous pouvez par exemple avoir droit à l’ARE (aide au retour à l’emploi). Attention, il s’agit d’un revenu de remplacement et il est versé sous certaines conditions. Cette aide est versée pour une durée dépendant de l’âge de la personne mais également en fonction de la durée de son affiliation à l’assurance chômage et enfin, en fonction de la date de fin de son contrat de travail.

Son montant est calculé selon certains critères. Renseignez-vous.

L’ASP est un revenu de remplacement pour ceux qui n’ont pas le droit à l’ARE. Le dossier de demande doit être rempli par l’organisme où vous faite votre formation d’aide-soignante.

Le Congé individuel de formation

Si vous êtes salarié du privé, le congé individuel de formation est un droit que vous avez. Vous pouvez vous absenter de votre poste de travail pour suivre une formation d’aide-soignante tout en étant rémunéré (généralement par le FONGECIF).

Autres aides financières auxquelles vous pouvez prétendre

N’hésitez à vous renseigner pour bénéficier :

  • Du fonds de solidarité universitaire qui peut être accordé aux élèves ayant des difficultés financières
  • Du fond d’aide d’urgence dans certaines régions. Pour en bénéficier il faut être en situation financière précaire et ne pas le cumuler avec une bourse régionale

En conclusion

Il existe donc de nombreuses aides financières mais elles dépendent de beaucoup de choses et prennent en compte de nombreux critères. Il est donc essentiel de vous renseigner auprès des différents organismes. Votre IFAS peut également vous guider dans vos démarches.

Cela prend du temps et de l’énergie mais il serait dommage de passer à côté d’un coup de pouce financier pour votre formation d’aide-soignante. Quelle soit classique, en apprentissage ou autres.

Bon courage pour vos recherches !

 

 

Devenir infirmière lorsque l’on est aide-soignante

Ce que vous allez apprendre aujourd'hui

  • Comment devenir infirmière
  • Tout sur l'examen d'admission

Beaucoup d’aides-soignantes envisagent de devenir infirmières. Les raisons sont multiples. Envie d’évoluer par passion, avoir plus de reconnaissance, prendre plus de responsabilités, augmenter son champ d’activités auprès des patients et ainsi de suite.

Mais au final, beaucoup d’aides-soignantes hésitent et baissent les bras Pourquoi ? Souvent parce que reprendre des études fait peur. Sachez qu’un arrêté datant du 31 juillet 2009 relatif au diplôme d’Etat d’infirmier autorise l’accès à la formation infirmière pour les aides-soignantes.

Il est comparable à une validation des acquis de l’examen. Il permet de bénéficier d’une dispense d’une petite partie de la formation infirmière.

Nous allons tout vous expliquer aujourd’hui et vous donner tous les détails pour devenir infirmière lorsque l’on est aide-soignante.

La validation des acquis de l’expérience

La VAE (validation des acquis de l’expérience) permet d’obtenir tout ou une partie d’un diplôme en faisant valoir votre expérience professionnelle en rapport avec ce diplôme.

Comme vous pouvez vous en douter, pour obtenir le diplôme d’Etat d’infirmier, il faudrait justifier de la réalisation durable d’actes infirmiers. Mais la profession d’infirmière est réglementée et son exercice est bien sûr soumis à l’obtention du diplôme d’Etat.

Même si au cours de votre expérience professionnelle en tant qu’aide-soignante vous avez été amené à faire des soins infirmiers pour rendre service ou pour soulager les infirmières, cette expérience n’est pas reconnue comme légitime. Elle peut même vous causer des ennuis pour exercice illégal de la profession d’infirmière.

Le Ministère de la santé est assurément conscient que les AS ont une expérience professionnelle très riche et particulière et que leur entrée dans le secteur infirmier doit emprunter un parcours spécifique qui mettre en valeur leur expérience professionnelle en tant qu’aide-soignante.

Le Ministère de la santé a donc créé un examen d’admission spécifique réservé aux aides-soignantes en s’inspirant de la VAE.

L’examen d’admission spécifique

Il ne s’agit pas d’un concours d’entrée mais bien d’un examen d’admission. Il faut justifier de 3 ans à temps plein d’exercice professionnel en tant qu’aide-soignant pour en bénéficier.

Cet examen dure 2 heures et consiste à l’analyse écrite de 3 situations professionnelles. Il a pour but d’évaluer l’aptitude à poursuivre la formation et notamment les capacités d’écriture, d’analyse, de synthèse et les connaissances numériques.

Normalement il faut avoir une note de 15/30 pour être admis. Mais le nombre de places étant de 20 % au maximum de l’effectif total des admis, il vaut mieux viser la meilleure possible pour être certain d’être reçu et d’être admis en IFSI.

Être admis en IFSI avec cet examen va permettre de bénéficier d’une dispense partielle de scolarité. Il valide votre expérience professionnelle et vous donne par équivalence la validation de trois unités d’enseignement qui sont au programme et il vous dispense du premier stage en semestre 1.

Est-ce plus facile ?

On pourrait être tenté de penser que cet examen est facile mais c’est loin d’être le cas. Les aides-soignantes devront au travers de leur copie montrer leurs connaissances professionnelles, théoriques comme pratiques.

Il est donc important de bien s’entraîner à cet examen et de ne pas le prendre à la légère.

Autres infos

Si vous n’avez pas trois ans d’expérience professionnelle en tant qu’aide-soignante, vous ne pouvez pas passer cet examen d’admission spécifique. Vous pouvez alors soit attendre d’avoir l’expérience requise soit présenter le concours d’entrée IFSI comme tous les candidats classiques.

Témoignage de Pierre Hourcade, formateur auprès des aides-soignants

Ce que vous allez apprendre aujourd'hui

  • Le parcours d'un formateur ancien aide-soignant
  • Les qualités requises pour être aide-soignant

Après avoir été lui-même aide-soignant pendant 11 ans, Pierre Hourcade est maintenant formateur et nous livre son témoignage. 

Quelles études avez-vous faites ?

Après un bac techno en biologie, j'ai suivi une première année d'études en institut de formation en soins infirmiers car j'avais envie de me lancer dans la fonction infirmière.

Des circonstances personnelles m'ont contraint à la fin de cette première année réussie à chercher rapidement du travail. Comme j'avais validé ma première année, je pouvais obtenir, par équivalence, le diplôme d'Etat d'aide-soignant. Cela m'a permis de trouver tout de suite un emploi.

Votre expérience professionnelle ?

J'ai été aide-soignant pendant 11ans. Puis j'ai commencé à faire des interventions dans des journées de formation d'aides-soignants.

Et j'ai eu envie de reprendre mes études : en 2000, j'ai donc préparé un diplôme universitaire dans le domaine de la communication hospitalière.

J'ai enchaîné par une licence en psychologie du travail que j'ai obtenue l'an passé. 


Parallèlement à mes études, je suis devenu formateur auprès d'aides-soignants et de cadres infirmiers. J'interviens en formation initiale pour les premiers, et lors de journées de formation continue pour les seconds. 

Je fais également parti du comité de rédaction de la revue Aide-soignante pour laquelle j'écris ou je coordonne des dossiers. Enfin je rédige ponctuellement des articles dans la revue de l'infirmière.

Quelles sont les qualités attendues d'un aide-soignant ?

De façon générale, il faut faire preuve de grandes qualités humaines (patience, écoute) et avoir le goût du contact. C'est un métier qui demande de s'investir pleinement.

Il faut aussi une bonne condition physique car l'aide-soignant passe son temps debout, se déplace très souvent, et est amené à porter un patient de son lit à un fauteuil par exemple.

De plus en plus, l'aide-soignant doit utiliser l'outil informatique et tenir à jour les dossiers de soins. Etre à l'aise à l'écrit et avec l'outil informatique devient indispensable.

A quoi ressemble le quotidien d'un aide-soignant ?

La diversité des lieux d'exercice rend la profession attractive et variée. Le milieu hospitalier regroupe 60 à 70 % des aides-soignants dans des services aussi différents que l'orthopédie, les urgences, l'accueil du public ou la blanchisserie !

Les autres postes de répartissant entre les services et hôpitaux spécialisés (par exemple les centres de rééducation fonctionnelle), les établissements du secteur social (maisons de retraite) ou le domaine de l'extra-hospitalier (maintien et hospitalisation à domicile).


La pratique professionnelle varie ainsi en fonction du lieu où l'on exerce et de la pathologie soignée : aide aux soins infirmiers, aide à la toilette, soins techniques, distribution des repas, aide à la vie quotidienne, recueil administratif de données, etc.

Quels sont les aspects les plus difficiles du métier ?

Les contraintes horaires sont indéniablement un frein, l'idéal pour beaucoup étant de trouver un travail à horaires fixes (8 h à 15 h ou 15 h à 22 h). Cela est possible dans les établissements privés ou dans le cadre d'une mission en maintien à domicile. Dans la fonction publique hospitalière, un système de garde est organisé (nuits, week-end, roulement des horaires, etc.).


La fatigabilité est aussi à prendre en compte : les déplacements, l'aide physique apportée aux patients, la marche ne manquent pas ! Il faut aussi être fort mentalement pour faire face à des situations de vie parfois critiques.

Quelles évolutions de carrière possibles ?

La grande majorité des aides-soignants choisissent de le rester tout au long de leur carrière. C'est en changeant d'établissements ou de services qu'ils diversifient et enrichissent leurs pratiques.


L'envie de devenir infirmière est forte chez 10 à 15 % des pros. Elles peuvent l'envisager dans le cadre de la formation continue dans la fonction publique hospitalière.


Certaines font aussi le choix de se tourner vers le métier d'auxiliaire de puériculture. La formation d'aide-soignant et celle d'auxiliaire de puériculture ont des cours en commun, la formation à suivre pour passer de l'une à l'autre est donc courte.

Quels conseils donneriez-vous aux futures aides-soignants ?

J'encourage vivement tous ceux qui s'intéressent à la relation humaine et qui veulent être utiles à se lancer dans la formation d'aide-soignant.

La gratification est immédiate dans la relation établie avec le patient... et la garantie de l'emploi, un facteur à ne pas négliger non plus. Et pour y parvenir, une seule année de formation suffit.

Comment devenir aide-soignante militaire

Ce que vous allez apprendre aujourd'hui

  • Comment devenir aide-soignante militaire
  • Tout savoir sur le métier d'aide-soignante militaire

Lorsque l’on pense à l’armée, on pense surtout aux armes, aux conflits, aux combats ou encore à la guerre. Mais autour de ceux qui combattent il y a un grand nombre de professionnels qui peuvent également être sur le terrain : cuisiniers, médecins, infirmiers ou….aides-soignantes.

Nous vous ouvrons les portes aujourd’hui d’un univers méconnu : celui d’aide-soignant militaire.

L’aide-soignant militaire en détails

Etre aide-soignante militaire, c’est exercer un métier d’une part réglementé par le code de la santé et d’autre part exercer un métier encadré par les dispositions du code de la défense propres à l’état de militaire.

Pour être aide-soignante militaire il faut d’abord être titulaire du diplôme d’Etat d’aide-soignant. Elle doit suivre ensuite une formation militaire initiale (FMI) qui a pour objectif l’intégration dans la communauté militaire et l’acquisition des connaissances militaires et techniques nécessaires pour occuper un emploi au sein du SSA (Service de santé des armées). La formation se déroule durant 4 semaines à Rochefort.

Une fois diplômée, l’aide-soignant militaire exerce son métier dans le milieu militaire au profit de la communauté de défense dans les sections hospitalières des Hôpitaux d’instruction des armées (SHIA) ou pour certains dans les Régiments d’instruction et intervention de la sécurité civile (RIISC).

L’aide-soignant pourra exercer un champ d’activités diversifiées en termes de pathologies rencontrées et de modalités d’exercice. Beaucoup d’aides-soignants peuvent être amenés à faire des opérations extérieures (OPEX).

Ils doivent donc être capables d’exercer leur métier dans des conditions exceptionnelles ou dangereuses. Le métier d’aide-soignante en zone de conflit impose l’acquisition et le maintien de capacités physiques, de qualifications militaires et linguistiques spécifiques.

De nombreuses activités incombent à l’aide-soignante militaire. L’acquisition de compétences supplémentaires est attendue des aides-soignantes militaires afin qu’elle soit capables de maîtriser son milieu d’emploi et de s’intégrer dans un dispositif de soutien sanitaire opérationnel.

Les qualités d’une aide-soignante militaire

Selon le témoignage d’une aide-soignante militaire, il faut avant tout avoir le sens du devoir et des prédispositions relationnelles et psychologiques.

Avoir le sens de l’écoute, une ouverture d’esprit et une certaine capacité à se remettre en question sont également des qualités que doivent avoir une aide-soignante militaire.

Patience, impartialité, disponibilité et une certaine capacité à se remettre en question font également partie des qualités.

Le travail d’une aide-soignante militaire

Vous ne serez pas forcément dans une zone de combat à soigner des militaires blessés comme on peut le voir à la télé.

Les patients peuvent être des enfants, des familles, civils ou en mission humanitaire.

L’aide-soignante militaire peut être un véritable soutien psychologique pour les personnes qui ont perdu de façon temporaire leur autonomie.

Elle fera comme dans le civil tout pour que le séjour du patient se passe dans les meilleurs conditions possible. Elle travaille bien sûr en étroite collaboration avec les infirmières et les médecins militaires.

Nos conseils

Si vous êtes en formation aide-soignante et que vous vouliez faire une carrière dans l’armée ou si vous êtes déjà aide-soignante et que vous voulez faire un virage dans votre carrière, voici nos conseils :

- N’hésitez pas à vous renseigner directement dans un hôpital militaire et ainsi avoir toutes les infos nécessaires sur ce métier trop méconnu encore

- Avoir une première expérience professionnelle est un plus pour s’engager dans cette voie

- Avoir de bonnes capacités physiques (encore plus que dans le civil)

- Etre autonome et faire preuve d’un esprit d’analyse est primordial. Si ce n’est pas votre cas, ce n’est pas être pas une voie professionnelle pour vous

Faire du bénévolat quand on est aide-soignante

Ce que vous allez apprendre aujourd'hui

  • Les motivations qui poussent à être bénévole
  • Dans quel domaine faire du bénévolat

Au cours de nos interviews, de nos professions et de nos recherches, nous avons rencontrés beaucoup de femmes et hommes aides-soignants qui nous ont parlé de leur souhait de devenir bénévoles. Mais il n’y pas beaucoup d’infos il faut le reconnaître que ce soit sur internet ou lors de la formation.

C’est vrai que l’on entend plus souvent qu’il y a un grand besoin d’infirmières mais rarement des aides-soignantes…..Et pourtant….De nombreuses aides-soignantes sont demandées dans de nombreuses structures.

Que ce soit dans l’humanitaire (plus rare mais la demande est là) ou dans des structures de soins palliatifs, des services s’occupant d’enfants, de malades du cancer et dans certaines associations.

Le bénévolat dans ce domaine étant mal connu, nous avons donc décidé d’y consacrer un article afin que vous ayez toutes les clés en main avant de vous lancer dans le bénévolat.

Posez-vous les bonnes questions

On ne s’engage pas bénévole du jour au lendemain et ce n’est pas une décision à prendre à la légère.

La première question est bien sûr dans quel domaine voulez-vous être bénévole ? Une association ? Une structure ? Une organisation humanitaire ? Auprès des enfants ? Des personnes âgées ? Ce n’est qu’une fois que vous aurez répondu à ces questions que vous pourrez envisager le bénévolat.

Vous devez aussi réfléchir à vos disponibilités. Le bénévolat peut être pour une action ponctuelle, pour quelques heures par semaines, quelques jours par mois ou à plein temps (si vous êtes aide-soignante à la retraite par exemple). Sachez que si vous n’êtes pas beaucoup disponible, ce n’est pas du tout un frein.

Choisissez la structure de votre bénévolat dans vos domaines de compétences ou là où vous êtes le plus à l’aise. Une aide-soignante est capable de travailler dans tous les secteurs, mais il faut le reconnaître, si vous avez passé 10 ans auprès des personnes âgées, vous allez peut-être vous sentir plus à l’aise dans ce type de structure.

Mais d’autres au contraire choisiront une structure complètement différente pour avoir justement l’occasion de « voir autre chose » et d’élargir ses compétences. A vous de voir avant de commencer vos recherches.

Pourquoi devenir bénévole ?

On vient de le voir, cela peut être pour acquérir une autre expérience. Mais le plus souvent, la raison principale est pour se sentir utile et pour aider les autres. Et ça, c’est pour tous les bénévoles pareils et pas seulement dans le domaine de la santé.

Passez du temps avec des patients, être là en fin de vie à leurs côtés, faire des activités avec des enfants malades c’est leur donner de son temps et tout faire pour que durant ces moments, vous soyez là pour eux. Ce que l’on n’a pas toujours le temps de faire au sein de notre activité d’ailleurs.

On peut aussi vouloir devenir bénévole lorsque l’on est à la retraite et que l’on veut continuer à apporter de l’aide.

Où être bénévole ?

Voici quelques associations où vous pouvez prendre des renseignements pour être bénévole en tant qu’aide-soignante :

- France Alzheimer

- La Croix Rouge

- L’Arc-en-ciel

N’hésitez pas à contacter les associations de votre région, les mairies, les hôpitaux si vous souhaitez être bénévole près de chez vous.

Les séquences de simulation lors d’une formation c’est quoi ?

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La simulation est une méthode pédagogique à part entière qui se développe de plus en plus en Institut de Formation d’Aides-Soignants (IFAS). Elle a pour but de répéter sans risquer les conséquences d’une erreur, les paroles, les gestes ou le savoir-faire qu’il faudra maîtriser dans des situations réelles futures.

C’est en fait une technique d’apprentissage des procédures complexes et nous avons décidé aujourd’hui de tout vous dire sur cette méthode de plus en plus courante.

La simulation en détails

La simulation en santé peut être définie de façon très simple : il s’agit de l’utilisation d’un matériel (mannequin ou un simulateur procédural par exemple), de la réalité virtuelle ou d’un patient standardisé, afin de reproduire des situations de soins dans le but d’enseigner des procédures de soin, des procédures diagnostiques et thérapeutiques.

Elle permet également de répéter des processus, des situations cliniques et des prises de décision, de s’entraîner ou de découvrir à de nombreuses applications comme les gestes cliniques (soins d’hygiène, pose de bas de contention), l’entretien d’accueil ou encore le travail d’équipe (gestion de crise, communication).

Les différentes techniques

Il existe plusieurs techniques de simulation utilisées durant la formation :

  • La simulation procédurale : il s’agit de l’apprentissage de gestes issus d’une procédure à l’aide d’un mannequin partiel (bras, torse).
  • La simulation pleine échelle ou haute-fidélité : elle est contextualisée dans un environnement proche du réel (soins intensifs par exemple) et est basée sur des cas cliniques concrets. Les simulateurs (mannequins grandeur nature) mettent les étudiants en situation.
  • Le patient standardisé ou simulé : il s’agit d’un jeu de rôle réalisé par un étudiant afin de simuler des communications à enjeux forts, des problématiques d’équipe hospitalière ou des éducations thérapeutiques.
  • La simulation hybride : il s’agit d’une combinaison d’un patient simulé et d’une partie de mannequin. Contextualisées, ces associations vont permettre d’avoir les impressions du patient et de donner des sensations au stagiaire.
  • La réalité virtuelle basée sur des interfaces écran : elle permet d’appréhender des situations complexes ou d’étudier des concepts illustrés de manière plus concrète par des modèles informatiques afin de s’entraîner à l’implantation de sonde de simulation, l’analyse des électrocardiogrammes.
  • Les serious game : il s’agit de jeux vidéo en santé conçus dans un but d’apprentissage.

Le déroulement d’une séance de simulation

Les formations par simulation sont toujours précédées par un briefing général et un débriefing conclut toujours la séance.

La séance de simulation répond à un scénario précis dans un « story board ». A ce stade, l’étudiant va jouer son propre rôle face à une situation concrète. Il s’agit d’un entraînement ou d’un apprentissage qui favorisera le débriefing.

Lors du briefing, le formateur va rappeler les intentions pédagogiques, les objectifs pédagogiques, le contrat pédagogique, expliquer le déroulement de la séquence de stimulation, les règles (hygiènes, utilisation du matériel) et le contexte général.

Après la séance de simulation, les étudiants font une pause pour prendre un peu de recul face à la situation simulée. Vient ensuite le débriefing de séquence. Il comporte 5 phases :

  • L’expression du ressenti
  • La phase descriptive
  • La phase d’analyse
  • La synthèse
  • L’apport de liens théoriques

En conclusion

La simulation ne représente aucun risque pour le patient. C’est une méthode utilisée pour les formations qui permet de développer le raisonnement clinique, l’apprentissage des procédures et qui permet de communiquer dans différentes situations notamment de crise.

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L’aide-soignante en service de psychiatrie

Ce que vous allez apprendre aujourd'hui

  • Le rôle de l'aide-soignante en psychiatrie
  • Les qualités nécessaires pour être aide-soignante en psychiatrie

L’implantation des aides-soignantes en service de psychiatrie est récente et remonte aux années 1980. Avant cela, on ne trouvait que des infirmières et des médecins dans de telles structures.

Mais le nombre d’infirmières étant en constante diminution, le métier d’aide-soignante en service de psychiatrie est devenu un métier reconnu et plébiscité.

La psychiatrie est un domaine où l’aide-soignante a maintenant un rôle important. Elle est d’ailleurs incluse sous forme de stage lors de la formation d’aide-soignante. Nous vous disons tout aujourd’hui sur le rôle de l’aide-soignante en psychiatrie.

Le rôle de l’aide-soignant en psychiatrie

Les aides-soignantes en service psychiatrique ne sont plus seulement cantonnées aux seules fonctions d’hygiène (même si celles-ci ont encore une part importante) :

- L’aide-soignante doit entretenir l’espace de vie du malade

- L’aide-soignante s’occupe des tâches hôtelières. Il peut arriver dans certaines structures que les patients participent à ces tâches

- L’aide-soignante effectue les soins de nursing (toilettes, repas). Ces moments sont riches en échanges et permettent un lien privilégié entre l’aide-soignant et le patient

- L’aide-soignante peut accompagner le patient le temps d’une consultation ou lors d’une sortie hors de la structure. Mais dans le seul cas où le patient n’est pas hospitalisé sous contrainte et lorsqu’il n’y a pas de risques d’agitation

- L’aide-soignant accueille le malade lors de son arrivée avec l’infirmière. Elle s’occupe de toute la partie hôtelière mais elle informe également le patient sur le fonctionnement du service et lui fait visiter les lieux. Ce premier contact est important et l’aide-soignante restera ainsi un repère pour le patient

- L’aide-soignante participe aux activités à visée socio-thérapeutique et aide le patient dans la réalisation de son activité

- L’aide-soignant apporte par sa présence une ambiance plus sereine et permet ainsi de limiter les crises d’angoisse des patients

Depuis quelques années, l’aide-soignante dans un tel service est devenue une professionnelle reconnue.

Elle est une écoute rassurante pour le patient qui lui parle plus librement de ses inquiétudes par exemple car dans ces moment-là, il ne se situe pas dans un registre de soin. Les patients sollicitent plus facilement une aide-soignante qu’une infirmière car elle est beaucoup plus proche d’eux.

Les qualités d’une aide-soignante en psychiatrie

L’aide-soignante dans un tel service doit avoir des capacités d’écoute exceptionnelles. Cette écoute se situe au niveau du discours du patient mais également au niveau des différents indices du contexte, du comportement du patient de ses attitudes corporelles et gestuelles.

L’attitude dans la relation soignant/soigné doit être adaptée à la personne et aux situations particulières : compréhension de l’autre, diplomatie, patiente, tact, disponibilité, fermeté, mettre des limites. L’aide-soignante doit savoir gérer son émotion, avoir une attitude neutre et connaître ses propres limites.

Elle doit également être capable d’observer, d’analyser une situation, de faire face à une demande ou une attitude et bien sûr de transmettre des informations aux infirmières et aux médecins.

Conclusion

La psychiatrie se situe dans un champ relationnel et l’approche est centrée sur la personne soignée et non sur la tâche que l’état du patient nécessite. Les situations sont à redéfinir, à élaborer à chaque instant, en fonction du patient, de son état de souffrance du moment.

L’aide-soignante doit s’adapter à des situations et des comportements variables et imprévisibles.

Vous l’aurez compris, le rôle de l’aide-soignante en unité d’admission de psychiatrie générale nécessite des compétences particulières qui s’acquièrent avec l’expérience.

Travailler à l’étranger en tant qu’aide-soignante

Ce que vous allez apprendre aujourd'hui

  • Où travailler à l'étranger 
  • Les différentes formalités à faire avant de partir

Vous avez envie de parcourir le monde, de voyager, d’acquérir une grande expérience ? Vous venez de finir votre formation d’aide-soignante et vous envisagez de travailler hors de nos frontières ? Vous ne savez pas quelles démarches il faut réaliser, si votre diplôme est valable dans tous les pays et vous vous posez de nombreuses questions ?

Nous allons y répondre dans cet article dédié au travail à l’étranger pour une aide-soignante.

Où travailler à l’étranger ?

On ne peut malheureusement pas travailler dans n’importe pays lorsque l’on est aide-soignante. Le diplôme n’étant pas valable partout en dehors des frontières françaises.

Beaucoup de jeunes diplômés envisagent de partir à l’étranger avec notamment une organisation humanitaire. Mais sachez que la plupart d’entre elles ont surtout besoin d’infirmières et de médecins.

Si le Canada vous tente, sachez que c’est un pays qui manque cruellement d’aide-soignantes. Par contre, on ne dit pas là-bas aide-soignante mais préposée aux bénéficiaires. Il faut faire une demande d’équivalence de diplôme auprès du centre d’expertise sur les formations acquises hors du Québec. Pour remplir ce dossier, vous devrez fournir les photocopies de votre diplôme mais également des attestations d’employeurs. Cette demande peut prendre plusieurs mois avant d’avoir une réponse (6 mois en moyenne).

Au Luxembourg et dans la plupart des pays de l’UE, une aide-soignante en possession d’un diplôme français doit obligatoirement le faire homologuer par le pays concerné et plus précisément par le Ministère de l’Education nationale de la formation professionnelle du pays.

Pour avoir cette homologation il faut généralement faire un ou plusieurs stages. Au Luxembourg par exemple, la formation d’aide-soignante française est reconnue comme incomplète car la durée des études là-bas est beaucoup plus longue.

Ce que vous devez savoir

Il est important pour travailler dans un pays étranger en tant qu’aide-soignante d’en maîtriser la langue à l’écrit mais surtout à l’oral. Si ce n’est pas le cas, vous ne trouverez pas de travail, c’est certain. Certains pays demandent même que vous maîtrisiez plusieurs langues.

Attention avant de partir à l’aventure de bien vous renseigner car dans certains pays le métier d’aide-soignante n’existe pas.

Si certains pays sont très ouverts aux étrangers, c’est loin d’être le cas pour tout le monde. Par exemple, il est très difficile d’obtenir une carte de travail aux Etats-Unis.

Certains pays comme le Canada, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et le Japon ont signé avec la France des accords bilatéraux de « Programme Vacances Travail » (PVT) afin que les ressortissants puissent financer leur séjour en travaillant. Ce « visa » s’adresse aux 18-30 ans (35 pour le Canada) et il permet de rester un an dans le pays. Mais ce visa n’est délivré qu’une fois par personne et par pays.

Ce dispositif peut également s’appeller « Visa Vacances Travail » ou « Working Holiday Visa » pour les anglophones. L’avantage est que vous n’avez pas besoin de trouver un emploi avant de partir. Vous partez avec un visa de travail ouvert ce qui veut dire que vous pouvez chercher du travail une fois sur place.

La libre circulation des travailleurs est prévue par l’Union Européenne et la Suisse. Il vous sera très certainement demandé des justificatifs qui devront être traduits par un traducteur assermenté. C’est notamment le cas pour l’Allemagne, la Grèce, l’Italie, Monaco, la Norvège, la Suisse, l’Angleterre et la Belgique.

Conclusion

Nous vous conseillons de bien vous renseigner avant d’envisager d’exercer votre métier à l’étranger. Il faut également que vous soyez patient car les démarches peuvent être très longues et fastidieuses.

L’intérim pour les aides-soignantes

Ce que vous allez apprendre aujourd'hui

  • Les avantages et les inconvénients du travail en intérim
  • Comment trouver du travail en intérim

Lorsque l’on vient de finir sa formation aide-soignante, lorsque l’on travaille à mi-temps et que l’on veut un complément de salaire, lorsque l’on veut multiplier ses expériences, l’intérim est une piste à explorer.

On n’a plus l’habitude de voir des offres d’emploi dans le bâtiment ou dans le secrétariat mais l’intérim est également à la disposition des aides-soignantes. C’est pourquoi nous vous en parlons aujourd’hui.

Les avantages et les inconvénients de travailler en intérim ?

La plupart des aides-soignantes qui ont choisi de travailler via une agence d’intérim vous diront que la raison première est le salaire. Oui on gagne plus en travaillant en intérim.

Le travail en intérim permet aussi de tester ses capacités d’adaptation aux différents services et aux différentes structures médicales. Pour certains, les stages réalisés lors de la formation ne suffisent pas et ne permettent pas aux étudiantes de voir tout ce qu’elles voudraient.

La diversité des missions en intérim pour être un atout pour un CV. Vous allez ainsi montrer que vous avez de l’expérience dans de nombreux domaines qui peuvent être très différents les uns des autres.

Parmi les inconvénients, il y a ceux qui sont communs à tous les secteurs d’intérim :

- On ne travaille pas tout le temps

- On est prévenu au dernier moment

- On peut faire des missions d’un seul jour à tel endroit et le lendemain dans un autre. Difficile à gérer comme situation

- Vous allez être considéré comme une intérimaire. Même si le travail est le même, vos collègues vous jugeront comme simplement « une remplaçante ». Cela peut être difficile au début mais on s’y habitue au fur et à mesure des missions

- On ne peut pas faire de projet personnel sur du long terme

Comment trouver des missions ?

Vous pouvez vous inscrire dans des agences d’intérim classique. N’hésitez pas à aller dans plusieurs agences. Le mieux est de s’inscrire dans 6 ou 7 agences différentes afin de multiplier vos chances de trouver des missions.

Il existe également des possibilités sur le net. Beaucoup d’agences sont spécialisées dans tout ce qui touche le médical. Inscrivez-vous sur leur site web, téléchargez votre CV et votre demande est prise en compte rapidement.

Conclusion

Le travail en intérim pour une aide-soignante est assez « spécial ». Il permet certes de gagner plus d’argent, de multiplier les expériences professionnelles mais ce n’est pas une solution à long terme. Enfin dans la plupart des cas.

Il arrive que certains et certaines sont très satisfaits de ce type de recherches d’emploi. Dans tous les cas, la demande est forte. La pénurie d’aide-soignante fait que les structures médicales sont nombreuses à faire appel à l’intérim pour couvrir des besoins ponctuels (vacances, maladies, congés maternité ou autres).

Le témoignage de Sophie, stagiaire aide-soignante dans un EHPAD

Ce que vous allez apprendre aujourd'hui

  • Mon travail durant ce stage
  • Mon avis

Lorsque l’on parle d’EHPAD ou de maisons de retraite en général, on entend beaucoup de choses. J’ai réalisé ce stage au cours de ma formation pour devenir aide-soignante. C’est un stage que j’appréhendais contrairement aux autres.

Comme tout le monde, j’avais eu des échos sur cette structure si particulière. On a beaucoup entendu de maltraitances de personnes âgées dans les maisons de retraite mais également du manque de personnel, du manque de temps du personnel soignant pour s’occuper des patients.

Mon témoignage sera donc un témoignage de mon expérience avec un regard neuf qui est le mien et avec le bilan que je vous ferais sur ce stage que j’appréhende.

Une journée type

Ma journée commençait à 8 heures du matin. J’ai vite appris à arriver à mon poste en avance afin de vérifier que l’équipe de nuit avait tout bien préparer (chariots etc.) avant de commencer pour ne pas perdre du temps.

Mon premier travail était de servir les petits déjeuners. Quand je dis préparer c’est les installer et aider tous les patients qui ne peuvent pas le prendre seul. Il me faut environ 45 minutes pour m’occuper des petits déjeuners des 15 patients.

Une fois ce travail terminé, je débarrassais toutes les chambres et je commençais à faire la toilette avec l’aide-soignante qui était ma responsable. C’est la partie la plus physique. Non pas par le travail en lui-même mais parce que l’on manque de temps tout simplement. Nous avions 15 minutes par patient ce qui est peu pour s’occuper de personnes invalides. Donc on choisit les soins que l’on fait. Et on ne fait pas tout.

Il faut ensuite descendre tout le monde pour le repas du midi et là aussi c’est la course. Une fois à table, il faut attacher les serviettes, servir les plats, aider les personnes dépendantes à manger, les faire boire. Puis c’est la pause pour moi. L’autre équipe prend la relève.

Une fois ma pause fini, je passe à nouveau dans toutes les chambres pour changer les changes des patients.

Selon l’heure à laquelle j’ai commencé, je finis à 17 h ou à 19 h 30. Dans ce dernier cas, il faut que j’aide à nouveau chaque patient pour le repas à 18 h. Pour 19h30, tout le monde doit être couché….Mon calcul, 5 mn par patient. Je ne peux pas les coucher correctement comme je peux.

Et le lendemain, je recommence ma journée de la même façon.

Mon avis

C’est un stage dont je me souviendrais toute ma vie parce qu’il m’a marqué à de nombreux niveaux. Le manque de temps est un véritable problème dans ce type de structure. Même en étant organisé, en étant la plus rapide possible, c’est impossible de non seulement consacrer du temps aux patients mais c’est également impossible de faire les soins correctement qui sont alors bâclés au détriment de leur bien-être voire de leur hygiène.

Le manque d’effectif est un véritable problème. Mais je ne sais pas si c’est volontaire ou pas. Je n’ai jamais obtenu de réponse à cette question. Je n’ai pas insisté. On me répondait toujours « c’est comme ça ».

Au niveau professionnel, ce stage m’a beaucoup appris sur tout ce qui est soin d’hygiène, repas etc. avec les personnes âgées. Je pense que c’est celui qui m’apprendra le plus sur toute la durée de ma formation.

Ce stage m’a aussi permis de voir vraiment ce type de structure et je ne pense pas que je retravaillerais dans ce type de secteur. Non pas à cause des patients ou des soins à faire. Mais parce que le contact humain est vraiment inexistant. Et si je veux être aide-soignante, c’est justement pour ce contact unique qui est important pour moi.